Dans le bâtiment

La qualité de l'air est importante pour les processus métaboliques et pour l'hygiène de chacun. Elle doit nous préserver des risques de contamination et de pollution.

En fait, les impuretés de l'air ambiant proviennent de l'air extérieur ou de sources internes, qui découlent soit des activités de l'homme, soit des matériaux employés dans le bâtiment.

C'est pourquoi il doit exister en permanence des échanges d'air entre l'intérieur et l'environnement extérieur, même quand les fenêtres sont fermées. Ces mouvements d'air se produisent au travers des bouches d'aération, mais aussi au niveau de toutes les petites fentes, fissures, joints entre les matériaux. Ils sont conditionnés par les différences de température entre l'intérieur et l'extérieur et entre les pièces, et par la présence du vent, ainsi que sa force et sa direction.

Cette ventilation naturelle doit normalement permettre le renouvellement de l'air dans une pièce en une heure environ.

Mais, depuis la crise de l'énergie, les maisons ont été bien calfeutrées, parfois même trop pour permettre cet échange d'air indispensable à la qualité de l'atmosphère intérieure. Elles sont devenues de véritables "pièges à polluants". Ces conditions ont favoriser la prolifération d'organismes vivants indésirables : les acariens, les blattes, les moisissures.

Dans les grands bâtiments, un système de ventilation mécanique est nécessaire, afin de garantir un taux optimal de renouvellement de l’air. L’air qui provient de l’extérieur par le système de ventilation doit être de bonne qualité. Attention donc lors de la conception de la maison à ne pas placer les bouches d’aération au-dessus d’une route à fort trafic ou d’un parking !

Autre point important : assurez-vous que l’équipement de ventilation fonctionne de façon silencieuse. Il arrive souvent que les ventilateurs émettent ce qu’on pourrait appeler un doux "ronron" pendant la journée, et qui se transforme en bruit difficilement supportable durant la nuit.

Plus la pièce est petite et plus elle est occupée, plus le taux de renouvellement de l'air doit être élevé, pour éliminer le dioxyde de carbone et l’humidité produits par la respiration, les microbes et les odeurs corporelles émis par chaque occupant, ainsi que tous les polluants résultant de leurs activités : composés organiques volatils, monoxyde de carbone, fumée de tabac de l’environnement, etc.

Une aération par ouverture des fenêtres pendant quelques minutes suffit à réduire de façon significative la concentration des polluants, tout en ne conduisant pas à une perte de chaleur excessive.

Pour les chambres à coucher, des valeurs de cubage minimum doivent être respectées, afin que, durant la nuit, la qualité de l'air ne soit pas altérée de façon conséquente par les polluants chimiques et biologiques, et surtout par le dioxyde de carbone. Sinon, gare aux maux de tête le matin au réveil !

Les systèmes de combustion : installations de chauffage, cuisinières, chauffe-eau, si ils ne fonctionnent pas dans des conditions adéquates ou ne sont pas reliés à un système efficace d'évacuation des gaz, peuvent être la source d'un polluant très dangereux, voire mortel : le monoxyde de carbone., elle doit comprendre un maximum d'ouvertures.

Le nettoyage, l'entretien, le bricolage peuvent être à l'origine d'une pollution de l'air intérieur, si les produits utilisés contiennent des composés organiques volatils, du formaldéhyde, ou des substances toxiques.

Les animaux et les plantes, sont porteurs de substances allergènes (contaminants biologiques) comme le pollen, les poils de chat, les déjections des acariens, etc.

Si la maison est contaminée par du radon, la mise en place d’un système de ventilation performant, associée à une isolation du bâtiment, permet de réduire à un niveau acceptable le taux de radon.

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