La qualité de l'air

la construction - le bâtiment - l'humidité - la ventilation - conseils

La qualité de l'air que nous respirons et sa composition, ont une incidence sur notre vie de tous les jours, notre bien-être et notre santé. Pendant longtemps on incriminait essentiellement la pollution extérieure. Or, les études actuelles orientent les recherches, aussi, vers d'autres pollutions que nous subissons à l'intérieur de nos lieux de vie. De plus, nos habitudes et modes de vie ont changé.

L'exigence d'hygiène et de santé consiste dans la salubrité des bâtiments et de leurs équipements. Ils ne doivent pas être sources ou rétenteurs de pollutions, soit dans leur état non dégradé, soit par leur dégradation.

Ces qualités doivent être stables (conservation des locaux et fidélité de fonctionnement des équipements), et faciles d'entretien (nettoyage et évacuation des déchets).

 

Dans la construction

Des polluants chimiques sont émis par les matériaux de construction : bois traités, panneaux de particules ou bois agglomérés et contreplaqués dont les résines et colles contiennent du formaldéhyde, fibreux (laine de verre, laine de roche) moquettes, peintures et vernis, isolants, solvants et colles, tissus d'ameublement, etc.

Certains des ces COV comme le formaldéhyde, le pentachlorophénol (fongicide), le lindane (insecticide), le toluène (solvant) sont très nocifs. Ces polluants chimiques que sont les composés organiques volatils se retrouvent bien souvent en mélanges complexes et à de faibles concentrations dans l'air ambiant de nos maisons.


Dans le bâtiment

La qualité de l'air est importante pour les processus métaboliques et pour l'hygiène de chacun. Elle doit nous préserver des risques de contamination et de pollution.

En fait, les impuretés de l'air ambiant proviennent de l'air extérieur ou de sources internes, qui découlent soit des activités de l'homme, soit des matériaux employés dans le bâtiment.

C'est pourquoi il doit exister en permanence des échanges d'air entre l'intérieur et l'environnement extérieur, même quand les fenêtres sont fermées. Ces mouvements d'air se produisent au travers des bouches d'aération, mais aussi au niveau de toutes les petites fentes, fissures, joints entre les matériaux. Ils sont conditionnés par les différences de température entre l'intérieur et l'extérieur et entre les pièces, et par la présence du vent, ainsi que sa force et sa direction.

Cette ventilation naturelle doit normalement permettre le renouvellement de l'air dans une pièce en une heure environ.

Mais, depuis la crise de l'énergie, les maisons ont été bien calfeutrées, parfois même trop pour permettre cet échange d'air indispensable à la qualité de l'atmosphère intérieure. Elles sont devenues de véritables "pièges à polluants". Ces conditions ont favoriser la prolifération d'organismes vivants indésirables : les acariens, les blattes, les moisissures.

Dans les grands bâtiments, un système de ventilation mécanique est nécessaire, afin de garantir un taux optimal de renouvellement de l’air. L’air qui provient de l’extérieur par le système de ventilation doit être de bonne qualité. Attention donc lors de la conception de la maison à ne pas placer les bouches d’aération au-dessus d’une route à fort trafic ou d’un parking !

Autre point important : assurez-vous que l’équipement de ventilation fonctionne de façon silencieuse. Il arrive souvent que les ventilateurs émettent ce qu’on pourrait appeler un doux "ronron" pendant la journée, et qui se transforme en bruit difficilement supportable durant la nuit.

Plus la pièce est petite et plus elle est occupée, plus le taux de renouvellement de l'air doit être élevé, pour éliminer le dioxyde de carbone et l’humidité produits par la respiration, les microbes et les odeurs corporelles émis par chaque occupant, ainsi que tous les polluants résultant de leurs activités : composés organiques volatils, monoxyde de carbone, fumée de tabac de l’environnement, etc.

Une aération par ouverture des fenêtres pendant quelques minutes suffit à réduire de façon significative la concentration des polluants, tout en ne conduisant pas à une perte de chaleur excessive.

Pour les chambres à coucher, des valeurs de cubage minimum doivent être respectées, afin que, durant la nuit, la qualité de l'air ne soit pas altérée de façon conséquente par les polluants chimiques et biologiques, et surtout par le dioxyde de carbone. Sinon, gare aux maux de tête le matin au réveil !

Les systèmes de combustion : installations de chauffage, cuisinières, chauffe-eau, si ils ne fonctionnent pas dans des conditions adéquates ou ne sont pas reliés à un système efficace d'évacuation des gaz, peuvent être la source d'un polluant très dangereux, voire mortel : le monoxyde de carbone., elle doit comprendre un maximum d'ouvertures.

Le nettoyage, l'entretien, le bricolage peuvent être à l'origine d'une pollution de l'air intérieur, si les produits utilisés contiennent des composés organiques volatils, du formaldéhyde, ou des substances toxiques.

Les animaux et les plantes, sont porteurs de substances allergènes (contaminants biologiques) comme le pollen, les poils de chat, les déjections des acariens, etc.

Si la maison est contaminée par du radon, la mise en place d’un système de ventilation performant, associée à une isolation du bâtiment, permet de réduire à un niveau acceptable le taux de radon.


L'humidité

Un des aspects très importants quand on parle de qualité de l'air intérieur est celui de l'humidité. Le taux d’humidité dans l’atmosphère intérieure, appelé humidité relative se situe idéalement entre 40 et 60%.

Chaque personne produit environ 1 à 1.5 litre d'eau par jour. Cette eau est émise sous forme de vapeur, qui se répand dans l'environnement immédiat. 

De l'eau est également générée au cours de la combustion du gaz (chauffage, cuisinière) et lors de la cuisson des aliments. Les douches et les bains contribuent aussi à augmenter le taux d'humidité de l'air, tout comme le linge séchant à l’intérieur. 

La condensation de l'eau contenue dans l'air se fait de façon privilégiée sur les surfaces froides, comme les vitres et les murs, surtout s'ils sont mal isolés. Cette humidité favorise le développement des moisissures, qui peuvent avoir un impact très négatif sur la santé.

La ventilation du logement est indispensable à la diminution du taux d’humidité, qui, s’il est trop élevé, conduit à la dégradation des revêtements de surfaces (papier peint moisi, peintures décollées) et au développement de moisissures et microbes.


La ventilation

La ventilation est essentielle à une bonne hygiène et permet d'évacuer l'air vicié par divers polluants, d'apporter de l'air neuf qui dilue les contaminants, de lutter contre l'humidité et les condensations.

 

Il faut limiter les infiltrations d'air parasites et prévoir un renouvellement de l'air utilisant au mieux la ventilation naturelle ou une ventilation contrôlée efficace.

 

Pensez à faire circuler l'air à l'intérieur de la maison vers les pièces ne disposant pas d'ensoleillement. 

 

En effet, la ventilation contribue à la qualité de l'air (par évacuation des polluants et de la vapeur d'eau), et au rafraîchissement des édifices en été (déstockage de la chaleur).

 

Pour un bon fonctionnement de la ventilation :

 

- n'obturez surtout pas les entrées d'air : vous créeriez une atmosphère malsaine et des dégâts dans la construction ;

- n'obturez pas les passages d'air sous les portes entre séjour et pièces humides ou entre chambres et pièces humides ;

- nettoyez régulièrement (au moins une fois par an) les entrées d'air et les bouches d'extraction.

 


Des gestes et des réflexes simples, pour une bonne circulation de l’air dans la maison :

- aérer en ouvrant les fenêtres chaque jour, dans toutes les pièces, pendant un bon moment

- ne pas obturer les bouches d'aération

- entretenir les systèmes d'évacuation de l'air : tuyaux, filtres

- laisser un espace entre les gros meubles et les murs

- ne pas mettre d’objets ou de rideaux devant les radiateurs.

L'homme, par sa respiration, utilise de l'oxygène et produit du dioxyde de carbone. Le taux d'oxygène et le taux de dioxyde de carbone dans l'habitation sont fonction du nombre de personnes présentes et de la ventilation, qui doit permettre un renouvellement du stock d'oxygène et une diminution de la concentration en dioxyde de carbone et autres polluants atmosphériques. L'homme produit aussi des odeurs corporelles, qui seront évacuées par une bonne ventilation. Dans une pièce très occupée, les personnes ressentent vite la dégradation de la qualité de l’air.

- l'homme et les animaux sont porteurs de microbes, bactéries et virus, qui peuvent provoquer des maladies. En toussant, la personne malade expulse les microbes dans l'air. La concentration de l'air en microbes dépend du nombre de personnes et de la qualité de la ventilation.

- les fumeurs contribuent énormément à la dégradation de la qualité de l'air dans la maison. La fumée de tabac de l'environnement (FTE) est un mélange de la fumée exhalée par le fumeur et de la fumée qui sort de la cigarette. La concentration de la FTE dépend évidemment du nombre de cigarettes fumées dans la pièce et de la ventilation.

 

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